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En vingt ans chez les CRS, sept collègues proches de Sofiane Achatib se sont suicidés. "Je patrouillais avec eux, je mangeais avec eux, je dormais avec eux, puisqu'on était amenés à faire des déplacements", confie-t-il. Alors qu'il a appris la mort de chacun, "ça choque". "On a un sentiment de culpabilité, mais aussi un sentiment d'ignorance parce qu'on se demande comme ça se fait", ajoute-t-il. Cela fait des années qu'il tente de comprendre pourquoi. Aujourd'hui, il est convaincu que ces drames seraient évités si dans ce milieu se confier n'était pas considérés comme une faiblesse. 

Des tabous qui gangrènent les esprits

"Chez nous, il y a des sujets tabous, on n'en parle pas, même entre collègues on se censure même si on est dans le besoin parce qu'on a trop honte d'en parler, parce qu'on ne veut pas être décrié, analyse -t-il encore. Quand on est policier c'est dur de se déconnecter, on est flic tout le temps, et c'est un vrai problème, cette déconnexion c'est nécessaire." "Le policier aujourd'hui il est témoin de toute la misère du monde." Depuis le début de l'année, tous les quatre jours, un policier se suicide.

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Source de l'article : https://www.francetvinfo.fr/societe/manifestation-des-policiers/suicides-dans-la-police-le-policier-aujourd-hui-il-est-temoin-de-toute-la-misere-du-monde-raconte-un-crs_3406477.html#xtor=RSS-3-[faitsdivers]
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